Suisse romande · Achat et renouvellement
Sur un dossier identique, l'écart entre le prêteur le plus compétitif et le moins compétitif atteint 0.42 point sur dix ans. Répondez à six questions, vous saurez où vous vous situez.
Environ 2 minutes · Aucun justificatif · Vos réponses restent sur votre appareil tant que vous ne validez pas
Six questions adaptées à votre cas
Question 01 sur 06
Votre résultat détaillé, la marche à suivre et une estimation chiffrée vous sont envoyés par e-mail. Un spécialiste du financement peut vous rappeler pour en discuter.
Ce test est un outil d'information. Il ne constitue ni une offre de crédit, ni un conseil en financement, ni une garantie d'octroi. Seul un établissement prêteur peut se prononcer sur votre dossier après analyse complète.
Votre analyse détaillée part par e-mail dans les prochaines minutes. Si vous avez laissé un numéro, un spécialiste du financement immobilier peut vous rappeler dans les deux jours ouvrables.
Quel que soit l'établissement, le dossier passe par la même grille. La comprendre évite de perdre des mois sur un projet qui ne passera pas, ou de renoncer à un projet qui passe très bien.
Le financement bancaire plafonne à 80 % de la valeur du bien. La moitié au moins des fonds propres doit provenir d'une épargne autre que le 2e pilier : compte courant, 3a, donation, titres. Cette règle des 10 % durs bloque à elle seule une large part des dossiers de primo-accédants.
Intérêts théoriques, entretien forfaitaire et amortissement additionnés ne doivent pas dépasser un tiers de vos revenus bruts annuels. Certains établissements tolèrent jusqu'à 35 %, aucun ne descend en dessous de 33 % sans contrepartie sérieuse.
Le calcul de tenabilité ne se fait jamais sur le taux réel. La banque simule une remontée durable à 5 % pour vérifier que vous tiendriez. C'est la raison pour laquelle un dossier confortable au quotidien peut être refusé sur le papier.
Achat à 1'000'000, 200'000 de fonds propres, 800'000 d'hypothèque. Voici la charge théorique annuelle retenue par l'établissement.
Votre situation passe-t-elle ces trois verrous ?
Faire le testLe taux directeur de la Banque nationale suisse est à 0 % depuis juin 2025. Le SARON affiche des marges plus basses que le fixe long, mais il expose à une remontée.
| Modèle | Taux observé, septembre 2026 | Ce qui bouge | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Fixe 5 ans | 1.15 à 1.48 % | Rien pendant 5 ans | Revente ou changement de situation prévu à moyen terme |
| Fixe 7 ans | 1.29 à 1.75 % | Rien pendant 7 ans | Le compromis le plus courant entre visibilité et coût |
| Fixe 10 ans | 1.43 à 1.85 % | Rien pendant 10 ans | Budget serré sur la tenabilité, besoin de visibilité longue |
| SARON | 0.90 à 1.33 % | Le taux de référence, tous les trois mois | Réserve financière suffisante pour absorber une remontée |
Taux indicatifs relevés sur les offres publiées des établissements suisses au 10 septembre 2026. Ils varient selon le montant, le nantissement, le canton et la qualité du dossier.
Le 28 septembre 2025, 57.7 % des votants ont accepté la suppression de l'imposition de la valeur locative. La bascule ne sera pas immédiate, mais elle inverse une logique appliquée depuis des décennies.
Jusqu'ici, garder une dette hypothécaire élevée avait un intérêt fiscal : les intérêts venaient en déduction d'un revenu fictif, la valeur locative. Ce mécanisme a poussé des générations de propriétaires suisses à ne pas amortir. Une fois la valeur locative supprimée, la déduction des intérêts disparaît avec elle, et l'arbitrage change de sens : amortir redevient intéressant pour beaucoup de ménages.
La réforme prévoit aussi une déduction spécifique en faveur des primo-accédants, et ouvre aux cantons la possibilité d'instaurer un impôt immobilier sur les résidences secondaires afin de compenser leurs pertes de recettes.
Le bon réflexe n'est pas de tout changer aujourd'hui. C'est de vérifier, avant votre prochaine échéance, si votre structure de dette est toujours cohérente avec ce qui arrive.
Votre dette est-elle structurée pour un régime fiscal qui disparaît ?
Vérifier ma situationUne hypothèque qui arrive à échéance se reconduit souvent de façon quasi automatique, sur une offre envoyée quelques semaines avant la date. À ce stade, vous n'avez plus aucun levier de négociation.
Repérez la date d'échéance exacte, le délai de résiliation, le montant de chaque tranche et le taux appliqué. Ces quatre informations conditionnent tout le reste.
Si le bien a pris de la valeur, votre nantissement a mécaniquement baissé. Passer sous 65 % supprime l'obligation d'amortissement et améliore souvent le taux proposé.
Banques cantonales, banques de détail, assureurs et caisses de pension n'ont pas la même politique de risque. L'écart constaté entre les meilleures et les moins bonnes offres atteint 75 points de base.
Une offre écrite d'un établissement concurrent est le seul argument qui déplace vraiment un taux. Une demande de geste commercial sans offre en main n'en est pas un.
Soit votre banque s'aligne et vous restez, soit vous transférez. Dans les deux cas, la décision se prend avant l'expiration du délai de résiliation, pas après.
Votre échéance approche ? Estimez ce que vous pourriez récupérer.
Estimer mon gainAucune n'est irréversible. Toutes deviennent très difficiles à rattraper une fois la promesse de vente signée ou l'échéance passée.
Au moins 10 % du prix d'achat doit venir d'une épargne autre que la caisse de pension. Un dossier construit à 20 % de fonds propres entièrement issus du 2e pilier sera refusé, même avec d'excellents revenus.
Le retrait est possible dès 20'000 francs, une fois tous les cinq ans, et se restreint fortement après 50 ans. Il ampute la rente future et parfois les prestations d'invalidité et de décès. La mise en gage évite cette perte, au prix d'une dette plus élevée.
L'amortissement indirect via un 3a permet de déduire jusqu'à 7'258 francs par an pour un salarié affilié à une caisse de pension, tout en constituant le capital de remboursement. La réforme en cours peut modifier cet arbitrage.
La banque l'intègre au calcul de tenabilité, beaucoup d'acheteurs l'oublient dans le leur. Sur un bien à un million, cela représente 10'000 francs par an de charges réelles, avant même la première mensualité.
Une dette en une seule tranche vous expose entièrement au niveau des taux du jour de l'échéance. Deux ou trois tranches décalées lissent ce risque, sans rien coûter au moment de la mise en place.
Taux, nantissement, structure d'amortissement, fiscalité et situation familiale évoluent. Un point tous les deux ans suffit à éviter les cinq erreurs ci-dessus, et prend moins de temps qu'une déclaration d'impôt.
Rien n'oblige à passer par un intermédiaire. Trois demandes d'offre bien préparées auprès d'établissements aux politiques différentes suffisent souvent à révéler l'écart.
Réponses fondées sur les règles en vigueur en septembre 2026. Les taux et plafonds cités évoluent, les mécanismes beaucoup moins.
Au minimum 20 % du prix d'achat, la banque finançant les 80 % restants. La condition qui bloque le plus souvent n'est pas ce seuil global, mais sa composition : au moins 10 % du prix doit provenir d'une épargne autre que le 2e pilier. Compte épargne, 3e pilier, titres, donation ou avance d'hoirie sont acceptés. Les avoirs de caisse de pension ne peuvent couvrir que la seconde moitié.
À cela s'ajoutent les frais d'acquisition, qui ne sont jamais financés par la banque : droits de mutation, émoluments du registre foncier et frais de notaire, variables d'un canton à l'autre.
Une hypothèque suisse se renouvelle tous les cinq à dix ans, alors que le bien se garde souvent trente ans. Le taux théorique de 5 % sert à vérifier que le ménage tiendrait si les taux remontaient durablement d'ici la prochaine échéance. C'est une exigence prudentielle appliquée par l'ensemble des établissements, et elle ne se négocie pas.
La conséquence pratique est contre-intuitive : un ménage qui paie confortablement 1'200 francs par mois aujourd'hui peut être refusé parce que la simulation à 5 % dépasse le tiers de ses revenus bruts.
La question n'est pas de deviner les taux, mais de mesurer votre capacité à encaisser une hausse. Avec un taux directeur de la Banque nationale à 0 %, le SARON affiche des conditions plus basses que le fixe long, autour de 0.90 % à 1.33 % marge comprise, contre 1.43 % à 1.85 % pour un fixe dix ans.
Le SARON convient si votre tenabilité laisse de la marge et si vous disposez d'une réserve. Le fixe s'impose si le budget est tendu ou si vous avez besoin de visibilité, par exemple à l'approche de la retraite. Une répartition entre les deux reste possible.
Entre douze et dix-huit mois avant l'échéance. Cette avance permet de faire estimer le bien, de solliciter plusieurs prêteurs, de recevoir des offres écrites et, le cas échéant, d'organiser le transfert de la cédule hypothécaire sans précipitation.
Attendre l'offre de reconduction envoyée par sa banque quelques semaines avant l'échéance revient à négocier sans alternative. Vérifiez également le délai de résiliation prévu au contrat, souvent trois mois : une fois ce délai expiré, la reconduction s'impose pour une nouvelle période.
Oui, pour votre résidence principale uniquement, jamais pour une résidence secondaire ou un bien de rendement. Le retrait porte sur 20'000 francs au minimum et n'est possible qu'une fois tous les cinq ans. À partir de 50 ans, le montant est plafonné au plus élevé entre l'avoir détenu à 50 ans et la moitié de l'avoir actuel. La demande doit intervenir au plus tard six mois avant l'âge de la retraite AVS.
Le retrait est imposé séparément du revenu, à un taux réduit qui varie selon le canton. Il réduit la rente future et peut diminuer les prestations en cas d'invalidité ou de décès. L'accord écrit du conjoint ou du partenaire enregistré est obligatoire. La mise en gage constitue l'alternative : elle préserve l'avoir de prévoyance mais augmente le montant emprunté.
L'amortissement direct rembourse la dette chaque année. Elle diminue, les intérêts aussi. L'amortissement indirect verse le même montant sur un 3e pilier lié nanti en faveur de la banque : la dette reste stable jusqu'au dénouement, mais les versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 7'258 francs par an pour un salarié affilié à une caisse de pension en 2026.
Sous le régime fiscal actuel, l'indirect est souvent plus avantageux. La suppression de la valeur locative, acceptée en votation le 28 septembre 2025, supprime la déductibilité des intérêts hypothécaires et modifie cet arbitrage. Il est prudent de refaire le calcul avant de reconduire un plan d'amortissement sur dix ans.
La banque facture une indemnité de remboursement anticipé. Elle correspond à la différence entre le taux de votre contrat et le taux auquel elle peut replacer les fonds sur la durée restante, multipliée par le capital et par cette durée. Plus les taux actuels sont bas par rapport à votre contrat, plus l'indemnité est élevée.
Sur une dette importante et plusieurs années restantes, le montant se chiffre facilement en dizaines de milliers de francs. Cette pénalité doit être comparée au gain de taux avant toute décision, et son mode de calcul doit être demandé par écrit.
Non. La réforme a été acceptée par 57.7 % des votants le 28 septembre 2025, mais son entrée en vigueur dépend d'une décision du Conseil fédéral, prise après les travaux de mise en oeuvre cantonaux. L'horizon le plus souvent évoqué est 2028. Jusque-là, le régime actuel continue de s'appliquer : la valeur locative reste imposable et les intérêts hypothécaires restent déductibles.
Il n'y a donc aucune urgence à restructurer sa dette dans la précipitation. Il y a en revanche un intérêt à intégrer ce changement dans toute décision engageante sur cinq ou dix ans, comme un renouvellement ou un plan d'amortissement.
Deux minutes, six questions
Ne pas le savoir peut coûter des dizaines de milliers de francs. Que vous prépariez un premier achat ou que vous approchiez d'une échéance, le test vous situe par rapport aux règles réellement appliquées par les établissements suisses, et vous dit quoi faire ensuite.
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