Taux fixe 10 ans : 1.43 % à 1.85 % selon l'établissement Marge SARON médiane 1.00 % Taux directeur BNS 0.00 % Relevé du 10 septembre 2026

Suisse romande · Achat et renouvellement

Votre hypothèque est-elle au bon taux ?

Sur un dossier identique, l'écart entre le prêteur le plus compétitif et le moins compétitif atteint 0.42 point sur dix ans. Répondez à six questions, vous saurez où vous vous situez.

  • 5.00 %Le taux théorique que la banque applique pour juger votre dossier, quel que soit le taux que vous payez réellement
  • 33 %La part maximale de vos revenus bruts que les charges théoriques peuvent absorber
  • 20 %Les fonds propres exigés, dont la moitié au moins doit venir d'une épargne autre que le 2e pilier

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Test de situation hypothécaire

Six questions adaptées à votre cas

2 min

Question 01 sur 06

Où en êtes-vous aujourd'hui ?

0.42 ptd'écart sur le taux fixe 10 ans entre le meilleur et le moins bon prêteur, à dossier identique
1.71 %taux fixe 10 ans médian au deuxième trimestre 2026 en Suisse
8.09 ansdurée moyenne d'engagement choisie par les emprunteurs suisses
75 pbd'écart tarifaire entre les offres les plus et les moins compétitives du marché
01 / Règles

Une banque suisse ne regarde pas votre taux, elle regarde trois chiffres

Quel que soit l'établissement, le dossier passe par la même grille. La comprendre évite de perdre des mois sur un projet qui ne passera pas, ou de renoncer à un projet qui passe très bien.

VERROU 01

20 % de fonds propres, dont 10 % de vraie épargne

Le financement bancaire plafonne à 80 % de la valeur du bien. La moitié au moins des fonds propres doit provenir d'une épargne autre que le 2e pilier : compte courant, 3a, donation, titres. Cette règle des 10 % durs bloque à elle seule une large part des dossiers de primo-accédants.

VERROU 02

La tenabilité, plafonnée à 33 % des revenus bruts

Intérêts théoriques, entretien forfaitaire et amortissement additionnés ne doivent pas dépasser un tiers de vos revenus bruts annuels. Certains établissements tolèrent jusqu'à 35 %, aucun ne descend en dessous de 33 % sans contrepartie sérieuse.

VERROU 03

Le taux théorique de 5 %, même si vous payez 1.5 %

Le calcul de tenabilité ne se fait jamais sur le taux réel. La banque simule une remontée durable à 5 % pour vérifier que vous tiendriez. C'est la raison pour laquelle un dossier confortable au quotidien peut être refusé sur le papier.

Exemple

Ce que la banque calcule sur un bien à 1 million

Achat à 1'000'000, 200'000 de fonds propres, 800'000 d'hypothèque. Voici la charge théorique annuelle retenue par l'établissement.

CHF 60'000 CHF 40'000 CHF 20'000 CHF 0 40'000 10'000 10'000 60'000 INTÉRÊTS À 5% ENTRETIEN 1% AMORTISSEMENT CHARGE TOTALE
Pour que ces 60'000 francs de charge théorique tiennent sous la limite des 33 %, il faut justifier environ 181'800 francs de revenus bruts annuels. Le taux réellement payé, autour de 1.71 % aujourd'hui, n'entre pas dans ce calcul.

Votre situation passe-t-elle ces trois verrous ?

Faire le test
02 / Modèles

Taux fixe, SARON ou combinaison : le choix dépend de votre marge, pas des prévisions

Le taux directeur de la Banque nationale suisse est à 0 % depuis juin 2025. Le SARON affiche des marges plus basses que le fixe long, mais il expose à une remontée.

Ce qui se négocie et ce qui ne se négocie pas

  • Taux fixe. La mensualité ne bouge pas pendant toute la durée. Vous payez cette sécurité par un taux plus élevé et par une indemnité en cas de sortie anticipée.
  • SARON. Taux de référence du marché monétaire plus une marge fixée par la banque. Seule la marge se négocie, et elle varie du simple au double selon l'établissement.
  • Combinaison. Découper la dette en deux ou trois tranches d'échéances différentes évite d'avoir à tout renégocier la même année, quand les taux sont hauts.
ModèleTaux observé, septembre 2026Ce qui bougePour qui
Fixe 5 ans1.15 à 1.48 %Rien pendant 5 ansRevente ou changement de situation prévu à moyen terme
Fixe 7 ans1.29 à 1.75 %Rien pendant 7 ansLe compromis le plus courant entre visibilité et coût
Fixe 10 ans1.43 à 1.85 %Rien pendant 10 ansBudget serré sur la tenabilité, besoin de visibilité longue
SARON0.90 à 1.33 %Le taux de référence, tous les trois moisRéserve financière suffisante pour absorber une remontée

Taux indicatifs relevés sur les offres publiées des établissements suisses au 10 septembre 2026. Ils varient selon le montant, le nantissement, le canton et la qualité du dossier.

03 / Fiscalité

La valeur locative disparaît, et cela change le calcul de votre hypothèque

Le 28 septembre 2025, 57.7 % des votants ont accepté la suppression de l'imposition de la valeur locative. La bascule ne sera pas immédiate, mais elle inverse une logique appliquée depuis des décennies.

57.7 %de oui à la réforme de l'imposition de la propriété du logement, le 28 septembre 2025, pour une participation de 49.5 %.
2028l'horizon le plus souvent évoqué pour l'entrée en vigueur effective. Le Conseil fédéral fixe la date après les travaux cantonaux.
Déductionsles intérêts hypothécaires et les frais d'entretien ne seront plus déductibles comme aujourd'hui pour la résidence principale occupée.

Concrètement, qu'est-ce qui change pour un propriétaire ?

Jusqu'ici, garder une dette hypothécaire élevée avait un intérêt fiscal : les intérêts venaient en déduction d'un revenu fictif, la valeur locative. Ce mécanisme a poussé des générations de propriétaires suisses à ne pas amortir. Une fois la valeur locative supprimée, la déduction des intérêts disparaît avec elle, et l'arbitrage change de sens : amortir redevient intéressant pour beaucoup de ménages.

La réforme prévoit aussi une déduction spécifique en faveur des primo-accédants, et ouvre aux cantons la possibilité d'instaurer un impôt immobilier sur les résidences secondaires afin de compenser leurs pertes de recettes.

Le bon réflexe n'est pas de tout changer aujourd'hui. C'est de vérifier, avant votre prochaine échéance, si votre structure de dette est toujours cohérente avec ce qui arrive.

Votre dette est-elle structurée pour un régime fiscal qui disparaît ?

Vérifier ma situation
04 / Renouvellement

Huit propriétaires sur dix attendent le dernier moment. C'est ce que la banque espère

Une hypothèque qui arrive à échéance se reconduit souvent de façon quasi automatique, sur une offre envoyée quelques semaines avant la date. À ce stade, vous n'avez plus aucun levier de négociation.

Quatre choses que votre contrat dit et que personne ne lit

  • 12 à 18 mois avant l'échéance. C'est la fenêtre où vous pouvez réellement comparer, faire jouer la concurrence et préparer un transfert.
  • Le délai de résiliation contractuel figure dans votre contrat, souvent trois mois avant l'échéance. Passé ce délai, la reconduction s'impose à vous.
  • Changer d'établissement a un coût. Transfert de cédule hypothécaire, frais de notaire et de registre foncier. À mettre en face du gain de taux, pas à ignorer.
  • Sortir avant l'échéance d'un taux fixe déclenche une indemnité de remboursement anticipé, calculée sur l'écart de taux et la durée restante. Elle peut atteindre des dizaines de milliers de francs.
T−18 MOIS

Sortez votre contrat

Repérez la date d'échéance exacte, le délai de résiliation, le montant de chaque tranche et le taux appliqué. Ces quatre informations conditionnent tout le reste.

T−12 MOIS

Faites estimer la valeur actuelle du bien

Si le bien a pris de la valeur, votre nantissement a mécaniquement baissé. Passer sous 65 % supprime l'obligation d'amortissement et améliore souvent le taux proposé.

T−9 MOIS

Mettez au moins trois prêteurs en concurrence

Banques cantonales, banques de détail, assureurs et caisses de pension n'ont pas la même politique de risque. L'écart constaté entre les meilleures et les moins bonnes offres atteint 75 points de base.

T−6 MOIS

Présentez l'offre concurrente à votre banque

Une offre écrite d'un établissement concurrent est le seul argument qui déplace vraiment un taux. Une demande de geste commercial sans offre en main n'en est pas un.

T−3 MOIS

Décidez et signez

Soit votre banque s'aligne et vous restez, soit vous transférez. Dans les deux cas, la décision se prend avant l'expiration du délai de résiliation, pas après.

Votre échéance approche ? Estimez ce que vous pourriez récupérer.

Estimer mon gain
05 / Pièges

Cinq erreurs qui coûtent cher, et qui se corrigent toutes en amont

Aucune n'est irréversible. Toutes deviennent très difficiles à rattraper une fois la promesse de vente signée ou l'échéance passée.

PIÈGE 01

Compter le 2e pilier comme la totalité des fonds propres

Au moins 10 % du prix d'achat doit venir d'une épargne autre que la caisse de pension. Un dossier construit à 20 % de fonds propres entièrement issus du 2e pilier sera refusé, même avec d'excellents revenus.

PIÈGE 02

Retirer sa LPP sans mesurer ce que l'on perd

Le retrait est possible dès 20'000 francs, une fois tous les cinq ans, et se restreint fortement après 50 ans. Il ampute la rente future et parfois les prestations d'invalidité et de décès. La mise en gage évite cette perte, au prix d'une dette plus élevée.

PIÈGE 03

Amortir directement sans regarder la fiscalité

L'amortissement indirect via un 3a permet de déduire jusqu'à 7'258 francs par an pour un salarié affilié à une caisse de pension, tout en constituant le capital de remboursement. La réforme en cours peut modifier cet arbitrage.

PIÈGE 04

Oublier le 1 % d'entretien dans son budget

La banque l'intègre au calcul de tenabilité, beaucoup d'acheteurs l'oublient dans le leur. Sur un bien à un million, cela représente 10'000 francs par an de charges réelles, avant même la première mensualité.

PIÈGE 05

Tout faire arriver à échéance la même année

Une dette en une seule tranche vous expose entièrement au niveau des taux du jour de l'échéance. Deux ou trois tranches décalées lissent ce risque, sans rien coûter au moment de la mise en place.

LE RÉFLEXE

Traiter l'hypothèque comme un contrat vivant

Taux, nantissement, structure d'amortissement, fiscalité et situation familiale évoluent. Un point tous les deux ans suffit à éviter les cinq erreurs ci-dessus, et prend moins de temps qu'une déclaration d'impôt.

06 / Méthode

Comparer soi-même ou faire comparer : les deux marchent, si vous commencez assez tôt

Rien n'oblige à passer par un intermédiaire. Trois demandes d'offre bien préparées auprès d'établissements aux politiques différentes suffisent souvent à révéler l'écart.

  • Préparez le même dossier pour tous. Revenus bruts, fonds propres et leur origine, estimation du bien, charges existantes. Des chiffres identiques donnent des offres comparables.
  • Demandez le taux tout compris, marge comprise pour un SARON, et la durée de validité de l'offre. Un taux annoncé sans date de validité ne vaut rien.
  • Comparez les conditions annexes. Obligation de domicilier ses avoirs, produits liés, frais de dossier, conditions d'amortissement anticipé.
  • Gardez tout par écrit. Un taux évoqué au téléphone n'engage personne. Une offre signée avec une date de validité, oui.
Commencer par le test
07 / FAQ

Les huit questions que se posent les propriétaires suisses

Réponses fondées sur les règles en vigueur en septembre 2026. Les taux et plafonds cités évoluent, les mécanismes beaucoup moins.

Au minimum 20 % du prix d'achat, la banque finançant les 80 % restants. La condition qui bloque le plus souvent n'est pas ce seuil global, mais sa composition : au moins 10 % du prix doit provenir d'une épargne autre que le 2e pilier. Compte épargne, 3e pilier, titres, donation ou avance d'hoirie sont acceptés. Les avoirs de caisse de pension ne peuvent couvrir que la seconde moitié.

À cela s'ajoutent les frais d'acquisition, qui ne sont jamais financés par la banque : droits de mutation, émoluments du registre foncier et frais de notaire, variables d'un canton à l'autre.

Une hypothèque suisse se renouvelle tous les cinq à dix ans, alors que le bien se garde souvent trente ans. Le taux théorique de 5 % sert à vérifier que le ménage tiendrait si les taux remontaient durablement d'ici la prochaine échéance. C'est une exigence prudentielle appliquée par l'ensemble des établissements, et elle ne se négocie pas.

La conséquence pratique est contre-intuitive : un ménage qui paie confortablement 1'200 francs par mois aujourd'hui peut être refusé parce que la simulation à 5 % dépasse le tiers de ses revenus bruts.

La question n'est pas de deviner les taux, mais de mesurer votre capacité à encaisser une hausse. Avec un taux directeur de la Banque nationale à 0 %, le SARON affiche des conditions plus basses que le fixe long, autour de 0.90 % à 1.33 % marge comprise, contre 1.43 % à 1.85 % pour un fixe dix ans.

Le SARON convient si votre tenabilité laisse de la marge et si vous disposez d'une réserve. Le fixe s'impose si le budget est tendu ou si vous avez besoin de visibilité, par exemple à l'approche de la retraite. Une répartition entre les deux reste possible.

Entre douze et dix-huit mois avant l'échéance. Cette avance permet de faire estimer le bien, de solliciter plusieurs prêteurs, de recevoir des offres écrites et, le cas échéant, d'organiser le transfert de la cédule hypothécaire sans précipitation.

Attendre l'offre de reconduction envoyée par sa banque quelques semaines avant l'échéance revient à négocier sans alternative. Vérifiez également le délai de résiliation prévu au contrat, souvent trois mois : une fois ce délai expiré, la reconduction s'impose pour une nouvelle période.

Oui, pour votre résidence principale uniquement, jamais pour une résidence secondaire ou un bien de rendement. Le retrait porte sur 20'000 francs au minimum et n'est possible qu'une fois tous les cinq ans. À partir de 50 ans, le montant est plafonné au plus élevé entre l'avoir détenu à 50 ans et la moitié de l'avoir actuel. La demande doit intervenir au plus tard six mois avant l'âge de la retraite AVS.

Le retrait est imposé séparément du revenu, à un taux réduit qui varie selon le canton. Il réduit la rente future et peut diminuer les prestations en cas d'invalidité ou de décès. L'accord écrit du conjoint ou du partenaire enregistré est obligatoire. La mise en gage constitue l'alternative : elle préserve l'avoir de prévoyance mais augmente le montant emprunté.

L'amortissement direct rembourse la dette chaque année. Elle diminue, les intérêts aussi. L'amortissement indirect verse le même montant sur un 3e pilier lié nanti en faveur de la banque : la dette reste stable jusqu'au dénouement, mais les versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 7'258 francs par an pour un salarié affilié à une caisse de pension en 2026.

Sous le régime fiscal actuel, l'indirect est souvent plus avantageux. La suppression de la valeur locative, acceptée en votation le 28 septembre 2025, supprime la déductibilité des intérêts hypothécaires et modifie cet arbitrage. Il est prudent de refaire le calcul avant de reconduire un plan d'amortissement sur dix ans.

La banque facture une indemnité de remboursement anticipé. Elle correspond à la différence entre le taux de votre contrat et le taux auquel elle peut replacer les fonds sur la durée restante, multipliée par le capital et par cette durée. Plus les taux actuels sont bas par rapport à votre contrat, plus l'indemnité est élevée.

Sur une dette importante et plusieurs années restantes, le montant se chiffre facilement en dizaines de milliers de francs. Cette pénalité doit être comparée au gain de taux avant toute décision, et son mode de calcul doit être demandé par écrit.

Non. La réforme a été acceptée par 57.7 % des votants le 28 septembre 2025, mais son entrée en vigueur dépend d'une décision du Conseil fédéral, prise après les travaux de mise en oeuvre cantonaux. L'horizon le plus souvent évoqué est 2028. Jusque-là, le régime actuel continue de s'appliquer : la valeur locative reste imposable et les intérêts hypothécaires restent déductibles.

Il n'y a donc aucune urgence à restructurer sa dette dans la précipitation. Il y a en revanche un intérêt à intégrer ce changement dans toute décision engageante sur cinq ou dix ans, comme un renouvellement ou un plan d'amortissement.

Deux minutes, six questions

Savoir où vous en êtes coûte deux minutes

Ne pas le savoir peut coûter des dizaines de milliers de francs. Que vous prépariez un premier achat ou que vous approchiez d'une échéance, le test vous situe par rapport aux règles réellement appliquées par les établissements suisses, et vous dit quoi faire ensuite.

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